peripeties et perils mangiers
Tout à l’heure, nous sommes allé au pays de la crème fraiche pour cuisiner nos pâtes du midi. La tâche n’avait rien d’évident ; muni d’une faucille et moi d’un marteau, d’une combinaison qui ne laisserait filtrer aucune intrusion d’eau ou de matière grasse, nous nous attelâmes à ce qui aura été l’aventure la plus rocambolesque de la journée. Il s’agissait de ne pas se confronter aux calories équipées de boucliers et d’armes offensives d’une qualité meilleure que les nôtres. Nous manquames de nous faire asperger de liquide vaisselle à la cannelle et au coing, les calories s’étant adaptées à un nouveau système d’attaque au moyen de pistolet aspergateurs et de lances à bulles. Mathilde, d’une vigueur et d’une agilité qui dépassent largement les facultés de n’importe quel être vivant, a su trouver le moyen d’échapper à cet hécatombe. A savoir, elle a préféré essuyer un défaite diplomatique. Mais c’est en soulignant sa sagesse qu’il faut récompenser cet exploit. Moi, F. n’a pas su faire preuve d’une même philosophie, et c’est avec l’esprit combatif que j’ai affronté l’ennemi après avoir subtilisé la faucille de l’extradiée…me sentant la faculté d’engloutir l’ensemble de l’environnement gastronomique et n’ayant mangé depuis plusieurs minutes, j’ai en effet vaincu, dévoré…