Pour un art poétique

Publié le par mathilde

Ce soir
si j'écrivais un poème
pour la postérité?

fichtre
la belle idée

je me sens sûr de moi
j'y vas
et

à
la
postérité
j'y dis merde et remerde
et reremerde

drôlement feintée
la postérité
qui attendait son poème

ah mais 

 

 

Raymond Queneau, L'instant fatal, 9, 1948

Publicité

Publié dans les mots - c'est beau

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
ravie de te retrouver raskolikov ;)en effet, le S s'est glissé là tout seul, je corrige de suite cet impertinent...et oui, changement de papier peint, le rose a mis les voiles pour laisser place à un peu plus de sobriété...
Répondre
R
Je crois ne pas me méprendre en te corrigeant: Queneau sans "s" normalement...Tiens, on a changé la papier peint? Un cadeau du père Noël?Ben salut au fait. :)Bonnes vacances?
Répondre